Réflexion sur l’évangile du 2 juin | Le Saint Sacrement.
À chaque Eucharistie, nous communions au Corps et au Sang de Jésus. Celui-ci offre sa vie pour nous. Il scelle ainsi une alliance entre nous et Dieu. Pour nous unir à jamais au Père, il donne son Corps et son sang en partage.
Le récit de l’institution de l’Eucharistie que nous entendons lors de la Messe rappelle que le Sang du Christ signe une « Alliance nouvelle et éternelle » avec nous. Puis, la prière eucharistique ajoute « qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous sommes rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps ».
Dans le christianisme, « l’Alliance nouvelle et éternelle », dont il est ici question, remplace celle conclue entre le Seigneur et le peuple hébreu, par l’entremise de Moïse. Comme nous le rappelle la première lecture, cette alliance supposait l’offrande de taureaux, en sacrifice de paix.
Oui, Jésus est le « médiateur d’une nouvelle alliance, d’un testament nouveau » (2e lecture). Désormais, plus besoin d’offrandes sanglantes d’animaux; il suffit d’un peu de pain et de vin pour nous unir, entre frères et sœurs, à ce que furent la vie, la mort et la résurrection de Jésus et ainsi, prendre part au banquet du Royaume.
Comme le précise la lecture évangélique d’aujourd’hui, le dernier repas de Jésus avec ses disciples se déroule « le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal ». Jésus se sert de ce rituel juif, qui célèbre une libération, pour marquer son passage et le nôtre, de la souffrance et la mort vers une vie nouvelle. En communiant au corps et au sang du Christ, nous choisissons de laisser surgir la lumière au cœur des ténèbres.
Finalement, communier au Corps et au Sang de Jésus, c’est nous unir à lui, et ainsi actualiser notre alliance avec le Dieu vivant. C’est renaître avec le Christ, en vue d’un monde nouveau!
Tony Solano, prêtre