Homélie

Vaincre la méfiance et le sectarisme, c’est possible

Réflexion sur l’évangile du 11 février | 6e dimanche du temps ordinaire (B)
La lecture évangélique de ce dimanche (Mc 1,40-45) démontre à quel point Jésus est un homme libre, qui accueille sans aucun préjugé les personnes rejetées, laissées pour compte, souffrantes.

Il est intéressant de noter que dans la guérison du lépreux, le toucher joue un rôle important. « Saisi de compassion, Jésus étendit la main (et) toucha (le lépreux). » (Mc 4, 41) Jésus brise le tabou et touche l’intouchable! Ailleurs, il touche des malades (cf. 6, 56), des aveugles (cf. Mt 20, 34), et même le soldat dont l’oreille a été tranchée par Pierre (cf. Lc 22, 51).

Ces guérissons illustrent que seuls  le contact humain et la rencontre des cœurs peuvent venir à bout de la méfiance et du sectarisme, dont les manifestations demeurent nombreuses. Jésus touche le lépreux et lui dit : « Sois purifié. »

Après la guérison, il lui donne l’instruction d’aller se montrer au prêtre. Il retourne l’exclu à sa communauté et le rétablit dans sa dignité, comme être humain à part entière. Ce n’est pas un spécialiste du corps médical qui est responsable de la guérison de ce lépreux. Ce n’est pas non plus l’institution religieuse. C’est Jésus, l’un de nous, habité par l’Esprit, qui transgresse les interdits de la loi et ose la relation, envers et contre tout!

Tony Solano, prêtre

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