Réflexion sur l’évangile du 28 avril | 5e dimanche de Pâques.
Israël est comme une vigne pour Dieu, qui s’en occupe pour lui faire porter du fruit. Et Jésus se présente lui-même comme «la vraie vigne». C’est la vigne complète (tout est en Lui). Les sarments, c’est-à-dire les branches, c’est chacun de nous qui acceptons de rester greffés sur le tronc (Jésus). Nous faisons donc partie intégrante du Christ qui fait circuler en nous la sève (la grâce, sa grâce).
Le Père est le vigneron. Les sarments qui ne portent pas de fruit, Il les enlève pour qu’il en donne davantage. Nous le savons tous, une vigne demande beaucoup d’attention et de soins si nous voulons que la récolte soit bonne: voilà le travail du Père. Il semble nous éprouver en mettant dans notre vie des épreuves, mais c’est toujours pour nous permettre de porter de plus beaux fruits et des fruits plus abondants.
De fait, si un sarment ne produit rien, c’est qu’il est déjà coupé de la vigne, de qui il ne reçoit plus de sève (la grâce). Jésus s’exprime comme si c’était le Père qui enlevait le sarment, alors que c’est l’individu qui choisit de se séparer de la vigne par son comportement.
« Demeurez en moi, comme moi en vous. » C’est l’image de l’unité qu’il doit y avoir entre le Christ et les chrétiens: c’est aussi l’image de l’amour entre amoureux (l’un est dans le cœur de l’autre). S’il ne demeure pas sur la vigne, le sarment ne peut pas produire de fruit parce qu’il n’est pas alimenté. De la même façon, je ne peux pas produire de fruit si je ne suis pas uni au Christ, si je ne demeure pas avec Lui. Car, « en dehors de Moi, nous dit Jésus, vous ne pouvez rien faire. »
Celui, celle qui vit dans l’intimité du Christ porte des fruits parce qu’ils s’abreuvent directement à la source. Par mes propres moyens, je ne peux rien faire de bon. Je dois habiter le cœur du Christ (vivre dans son Amour), si je veux que ma vie soit féconde. Comme de raison, puisque le Seigneur nous aime, Il nous invite, Il ne nous oblige pas. Mais, si nous décidons de nous séparer du Christ, Il respectera notre décision. La conséquence, c’est que je ne porterai pas de fruits, donc je ne pourrai pas nourrir ceux qui ont faim de paix, de tendresse, d’espérance, d’amour et je ne pourrai pas être récompensé, c’est-à-dire j’aurai choisi de ne pas vivre avec le Christ dans l’éternité bienheureuse. C’est lourd de conséquences…
Jean-Marie Proulx, prêtre