Homélie

Le Fils de Dieu

Réflexion sur l’évangile du Dimanche des Rameaux
Avec son récit de la passion, Marc vise à susciter la foi chez ses lecteurs. Jésus y est assez silencieux. L’évangéliste a choisi de laisser parler les faits. Il souligne la solitude du Messie : abandonné, incompris, Jésus va vers la mort.

L’onction à Béthanie est un acte prophétique. Le geste de la femme anticipe l’embaumement du corps de Jésus. Ce sont les évangélistes qui ont fait de la Cène un repas pascal, question d’en souligner la signification : la célébration d’événements commémoratifs de la sortie d’Égypte, l’annonce de la mort et de la résurrection libératrice du Messie. Jésus offre sa personne et sa vie pour le salut du monde. Il annonce qu’il sera livré à la mort et qu’on peut communier à son destin.

Judas le trahit, Pierre le renie, les disciples fuient. Jésus est seul devant la mort. La prière de Gethsémani veut répondre aux questions de la communauté de Marc qui est persécutée à Rome. Comment affronter la mort sans abjurer sa foi? Sur la croix, le « roi des Juifs » (Mc 15, 9) est l’objet de moqueries et d’insultes.

C’est d’un païen que vient la profession de foi la plus explicite : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu! » (Mc 15, 39). C’est le sommet de l’évangile de Marc. Depuis le début, une question se posait au sujet de Jésus : qui est cet homme? La foi du centurion retentit comme celle du Père lors du baptême : Jésus est le Fils de Dieu.

Tony Solano, prêtre
Facebook