La complémentarité des sexes, une «création», une «volonté» de Dieu

Réflexion sur l’évangile du 27e dimanche du temps ordinaire

On pourrait se poser la question : quel était le désir premier de Dieu concernant les couples? C’est que nous apprenions à nous aimer comme lui, pour la vie. Parce qu’il faut donner à l’amour le temps de s’enraciner et de grandir comme l’arbuste qui deviendra un arbre capable d’accueillir des oiseaux dans ses branches (les petits enfants qui nous sont confiés). (…)

« Au commencement du monde, quand Dieu créa l’humanité, Il les fit homme et femme. »

La complémentarité des sexes est une « création », une « volonté » de Dieu, inscrite dans la nature profonde de l’homme et de la femme, depuis l’origine.

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu’un. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme, la femme ne le séparent pas. »

L’instinct pousse un sexe vers l’autre. « S’attacher » à l’autre, « Ne faire qu’un avec l’autre. » « Quitter son père et sa mère », rompre avec le passé pour fonder une famille. Cela montre que l’indissolubilité est le vœu le plus profond de l’amour. Pourtant, Jésus va beaucoup plus loin encore : la seule volonté des époux ne suffit pas à expliquer le vœu de fidélité et d’indissolubilité qui s’inscrit au cœur même de l’amour. Dieu y est, aussi partie prenante. Il n’y a pas seulement « deux » volontés d’engagées, mais « trois » : les époux ne sont pas seulement engagés l’un par rapport à l’autre, par une sorte de contrat à deux qu’on pourrait rompre par accord commun… il y a aussi une « volonté de Dieu », un engagement devant Lui. Aucune personne, fut-il Moïse, dit Jésus, ne peut rompre cette unité foncière du couple. Dieu intervient, avec tout Son absolu, pour solidifier l’amour.

C’est pourquoi, en couple, il est nécessaire d’alimenter notre amitié avec le Seigneur par la prière et les sacrements. Dans un psaume, on entend : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons. » C’est nous les maçons. Et, c’est dans l’écoute de l’Esprit du Seigneur que se construit l’amour, parce que l’Esprit connaît le cœur de chacun. C’est Lui qui nous inspire les gestes et les paroles qui conviennent pour bâtir sur du solide notre maison comme couples.

Nous nous confions à Toi, Seigneur comme couple. Accorde-nous la docilité pour nous laisser conduire par ton Esprit Saint pour que notre amour grandisse en s’appuyant sur le tien qui est infini, tout cela à ta plus grande gloire.

Amen.

L’abbé Jean-Marie Proulx

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