Réflexion sur l’évangile du 23 juin | 12e dimanche du temps ordinaire.
Le Seigneur quitte la foule. Il se retire en barque avec ses disciples. Il va du côté païen vers les gens où la Parole n’a pas encore été proclamée. Seigneur, si tu le veux, monte dans ma barque, partons ensemble. Puis, survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien qu’elle se remplissait d’eau. L’imprévu de Dieu, le vent frappe la barque sans qu’on s’y attende. Dieu déroutant. Dieu déconcertant. Est-ce que je me laisse conduire par Dieu jusqu’à ne pas savoir où cela peut me mener?
«Lui dormait sur le coussin à l’arrière.» C’est vraiment déconcertant. Pour dormir calmement au creux de la tempête, il faut: soit un équilibre naturel exceptionnel, soit une immense fatigue… «Ses compagnons le réveillent et lui crient: Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» Prière à redire: un cri… une question… Comme nous avons souvent cette impression, Seigneur que Tu dors! Réveille-Toi.
Réveillé, Il menace le vent et commande à la mer: «Silence, tais-toi.» Le vent tombe, et il se fait un grand calme. Avec Toi, comment craindrais-je, Seigneur? Jésus leur dit:
«Pourquoi avoir peur? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi? Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux: Qui est-Il donc, pour que le vent et la mer lui obéissent?»
Je me confie à Toi, Seigneur. Je sais que Tu peux tout… J’ai confiance en Toi! Guide mes pas sur le chemin de la Vie. Que Ton Esprit soit toujours avec moi!
Amen.
Jean-Marie Proulx, prêtre