Les communautés missionnaires sont celles où l’on s’aime vraiment.



11 juillet, 15e dimanche du temps ordinaire


Les communautés missionnaires sont celles où l’on s’aime vraiment


On peut se poser la question : pourquoi le Seigneur envoie-t-il les apôtres 2 par 2 ? C’est pour que leur zèle soit augmenté, parce qu’envoyés seuls, ils auraient pu manquer d’ardeur. Et, s’il les avait envoyés à plus de 2, il n’aurait pas eu assez d’apôtres pour parcourir les nombreux villages. Il les envoie 2 par 2 : Deux hommes valent mieux qu’un (Ecclésiaste 4, 9). Il leur prescrit de ne rien emporter. Ainsi, ils mériteront le respect de ceux qui les verront et, ne possédant rien en propre, ils leur apprendront la pauvreté pour s’attacher à l’essentiel, l’accueil et le témoignage de l’amour.

Jésus a dit : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.» (Jean 13,35) C’est au sein des communautés vivantes que sont engendrés des chrétiens et chrétiennes missionnaires. Et les communautés missionnaires sont celles où l’on s’aime vraiment. On disait des premières communautés chrétiennes : « voyez comme ils s’aiment ! »

Pas d’évangélisation, pas de témoignage de foi sans amour : amour de Dieu, amour de l’autre, amour de soi, parce qu’en accueillant l’amour de Dieu en nous, nous avons tout ce qu’il faut pour nous aimer nous-mêmes et pour aimer les autres. L’évangélisateur modèle, c’est Jésus qui, mains étendues sur la croix, a donné au monde le signe du plus grand amour. (Jean 15, 13)

Aide-nous, Seigneur, à aimer comme tu nous aimes, à être prêts à tout donner par amour pour toi et pour nos frères et sœurs.


L’abbé Jean-Marie Proulx