Le petit enfant ne recherche pas la gloire, il n’est ni envieux ni rancunier.



19 septembre, 25e dimanche du temps ordinaire

Jésus dit à ses disciples : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et trois jours après sa mort, il ressuscitera. » (Mc 9, 30-31) Il annonce la triste nouvelle de son exécution suivie de la joyeuse annonce de sa résurrection le troisième jour. Il veut nous apprendre que la joie succède toujours à la tristesse, afin que nous ne laissions pas les chagrins nous submerger, mais que nous espérions des réalités meilleures...

À Capharnaüm, une fois à la maison, il demande aux disciples : « De quoi discutiez-vous en chemin? » Ceux-ci avaient discuté ensemble pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand et était tenu en plus haute estime par le Christ. Le Seigneur ne contrarie pas leur désir de jouir de sa plus haute estime. Il veut, en effet, que nous désirions parvenir au rang le plus élevé. Il n’entend pas pourtant que nous nous emparions de la première place. Mais plutôt que nous atteignions les hauteurs par l’humilité. De fait, il a placé un petit enfant au milieu d’eux, et il veut que nous lui devenions semblables, nous aussi. Car le petit enfant ne recherche pas la gloire, il n’est ni envieux ni rancunier.

« Non seulement, dit-il, vous obtiendrez une grande récompense en lui ressemblant, mais si, à cause de moi vous honorez également ceux qui lui ressemblent, vous recevrez en échange le Royaume des cieux. Aussi bien est-ce moi que vous accueillez et, en m’accueillant, vous accueillez Celui qui m’a envoyé. »

Tu vois donc quel pouvoir a l’humilité, jointe à la simplicité de vie et à la sincérité : elle a le pouvoir de faire habiter en nous le Fils et le Père, et aussi, de toute évidence, le Saint-Esprit.

L’abbé Jean-Marie Proulx