Écouter la Parole de Dieu c’est ouvrir notre cœur pour qu’elle soit créatrice en nous


Troisième dimanche de Pâques


Les anciens disaient qu’il n’y a pas de chrétiens sans la méditation de l’Écriture. La Parole de Dieu doit devenir pour nous une nourriture de tous les jours. Nous en avons besoin pour affermir notre foi et retrouver le véritable sens de notre existence. Daniel-Ange disait : « La Parole de Dieu doit être goûtée dans le silence, creusée par l’étude, assimilée dans la prière, célébrée dans la liturgie, vivifiée dans la vie fraternelle, annoncée dans la mission… jusqu’à devenir notre langue maternelle. »


La Parole de Dieu peut éclairer l’ensemble de notre existence, avec ses joies, ses peines, ses espérances, ses découragements, ses limites, ses maladies et ses morts tragiques ou annoncées. La Parole de Dieu devient pour ceux qui savent la lire, une parole de sagesse, de consolation, de courage et de fraternité. Elle nous nourrit de dimanche en dimanche, de semaine en semaine et nous apporte joie, sérénité et paix.


Écouter la Parole de Dieu c’est ouvrir notre cœur pour qu’elle soit créatrice en nous, c’est entrer dans le grand cycle de la fécondité divine. Déjà, le prophète Isaïe disait au sujet de cette Parole : « Comme la pluie et la neige descendent des cieux et n’y remontent pas sans avoir arrosé la terre, l’avoir fécondée et fait germer, pour qu’elle donne la semence au semeur et le pain comestible, de même la parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission. » (Isaïe 55, 10-11)


Dans nos rencontres du jour du Seigneur, la Parole de Dieu et le partage du Pain rendent la présence du Christ agissante parmi nous. « Le Seigneur ouvre notre esprit et notre cœur à l’intelligence des Écritures. ».


L’abbé Jean-Marie Proulx